Qu’est-ce que c’est ?

Chez le bébé, une fois les chemins tracés par la répétition des mouvements réflexes, la place est donnée peu à peu aux mouvements volontaires et contrôlés. Les réflexes ne disparaissent pas, ils sont « rangés au placard« , prêts à jouer leur rôle en cas de danger ou de survie.

C’est ce qu’on appelle la phase d’intégration. Elle apparaît, la plupart du temps, dans la première année de vie du bébé.

Que se passe-t-il si l’intégration s’est faite sans heurts ?

Quand les réflexes d’un enfant se sont naturellement activés, puis intégrés, il pourra développer sa curiosité, par ses sens, sa motricité, ses émotions, sa communication. En effet, les réflexes resteront dans le tronc cérébral, prêts à ressortir.
Ainsi, un adulte ayant un réflexe d’agrippement bien intégré n’aura aucune difficulté quotidienne mais pourra compter sur son réflexe le jour où, escaladant une paroi, il manquera de tomber. En effet, le cerveau en danger rendra immédiatement le réflexe actif pour que l’alpiniste s’accroche et ne tombe pas.

Et si des réflexes ne se sont pas bien intégrés ?

Si des réflexes restent actifs, ils risquent de compliquer la vie de l’enfant, puis de l’adulte. Ces réflexes prennent ainsi une forme différente mais la personne doit mettre en place des compensations. La plupart de ces compensations sont suffisantes et permettent un équilibre au quotidien. Mais parfois, elles ne suffisent pas, ou s’altèrent à cause d’un choc physique ou émotionnel. Dans ce cas, des gestes parasites, des tensions musculaires, et bien d’autres difficultés peuvent survenir.